Le manque d’accès aux toilettes dans le monde

2,5 milliards de personnes sont privées de toilettes !
Ces personnes utilisent donc des seaux, des sacs plastiques, des trous, des toilettes partagées, ou encore des latrines à fosse mal isolées. 1 milliard d’entre elles sont contraintes de faire leurs besoins à l’air libre, dans les champs, dans les rues ou dans les rivières.

La situation est particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne, où 6 habitants sur 10 n’ont pas accès à des toilettes décentes. Cependant, c’est l’Inde qui concentre le plus de personnes contraintes de se soulager en plein air.

Puisqu’ils ne sont pas stockés dans un endroit clos, ni évacués loin des lieux d’habitation pour être traités, les excréments, qui sont des réservoirs à microbes, se disséminent dans l’environnement. Les microbes se propagent partout : pollution des cours d’eau, infiltration dans les sols, propagation par les mouches et par les personnes.

Cette ingestion ou ce contact avec une eau polluée par les excréments a des impacts graves sur la santé. Les maladies dont la transmission est directement liée au contact entre les personnes et les excréments (comme la diarrhée, le choléra,  la typhoïde) sont responsables de nombreux décès. Chaque année, la diarrhée tue environ 760 000 enfants de moins de cinq ans, soit plus de 2 000 par jour.

Le manque de toilettes a également des conséquences néfastes sur :
•    l’éducation : les enfants malades ne peuvent plus aller à l’école.
•    la dignité : les personnes qui n’ont pas d’endroit intime pour faire leurs besoins sont exposées à la honte.
•    l’égalité des genres : les femmes subissent parfois des agressions en cherchant un endroit où se soulager.
•    l’économie : les pertes dues aux dépenses médicales et les pertes de temps de travail entraînent des pertes économiques importantes.
•    l’environnement : les cours d’eau, les nappes phréatiques et les sols sont pollués.